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Blogue Michel Lacroix | Pénalités pour jeu lent: on les décerne ou pas?

Brooke Henderson a effectué de 31 à 34 coups roulés par ronde, lors de l’Omnium féminin des États-Unis. Incroyable !
 

Les dirigeants de la United States Golf Association (USGA) ont rarement, sinon jamais, gagné de concours de popularité. On en a encore une preuve lorsque plusieurs joueurs vedettes des circuits PGA et Européen ont menacé de boycotter l’Omnium américain tellement les responsables de la USGA ont accumulé les gaffes au cours des dernières années.

 

Michel Lacroix | MonGolf.ca

Collaboration spéciale

 

L’organisme de régie américain s’est à nouveau surpassé dans l’aménagement du parcours de l’Omnium féminin des États-Unis à Charleston en Caroline du Sud, à la fin mai début juin. Résultat : imposition d’une pénalité pour jeu lent à une jeune fille de 20 ans, Andrea Lee, de l’Université de Stanford. Alors que l’ensemble des participantes a peiné pour compléter le parcours en plus de cinq heures 30 minutes, sinon davantage ; les gardiens de l’intégrité ont imposé UNE pénalité à UNE joueuse AMATEUR. Aucune sanction à l’encontre des professionnelles qui ont transformé la troisième ronde en une interminable journée en enfer.

 

Jessica Korda qui a atteint les verts en coups prescrits dans une proportion de 88,9 % a effectué 37 coups roulés. Scénario semblable pour Lexi Thompson avec 88,9 %, elle aussi, et 32 coups roulés. La Canadienne Brooke Henderson, l’une des meilleures joueuses à l’échelle de la planète, a eu recours à 32, 34, 31 et 34 coups roulés lors du tournoi, ce qui, encore là, ne fait aucun sens pour une golfeuse de cette qualité.

 

De telles statistiques sont attribuables à des conditions de jeu trop souvent ridicules à cause de verts beaucoup trop fermes ou beaucoup trop rapides et des positions de coupes aberrantes. Pas étonnant que la plupart des participantes aient raté la note de passage pour la rapidité d’exécution. La faute à ce chapitre appartient, encore une fois malheureusement, à la USGA.

 

Andrea Lee méritait sa pénalité. Comme des dizaines d’autres joueuses, est-il nécessaire de spécifier. Elle fut cependant la seule à écoper.

 

Cela a malgré tout servi la cause puisqu’en finale, malgré des positions de fanion qui frôlaient la démence, les participantes ont retranché près d’une heure de temps de jeu tant sur le neuf d’aller que sur le neuf de retour. N’est-ce pas curieux ?

 

Il faut dire qu’elles ont évolué en duo plutôt qu’en trio. Cela a facilité le déroulement de la compétition. Mais de là à prétendre que c’est l’unique cause de ce revirement de situation dramatique, on en doute.

 

La raison de cette accélération est uniquement attribuable au fait qu’on a fouetté les concurrentes et obligé ces dernières à accélérer leur rythme de jeu. Tout ça parce qu’on a imposé UN coup de pénalité à une joueuse.

 

 

Il faut régler !

Les professionnels eux-mêmes estiment qu’il s’agit là d’un problème qu’on doit régler.

 

Il aurait été intéressant qu’une vingtaine de joueuses écopent d’un coup de pénalité pour voir la réaction de l’ensemble de la profession. Les pros auraient-ils été offusqués (comme plusieurs d’entre eux le sont) lors de l’application des nouvelles règles, ou auraient-ils applaudi cette mesure ?

 

Vrai qu’on a très souvent commis des bévues lors des omniums américains, mais lorsque confrontés aux pénalités qui s’imposent en pareilles circonstances, les joueurs élites sont en mesure de suivre les règles imposées.

 

Finalement, quand on veut, on peut !

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