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Blogue Michel Lacroix | Code vestimentaire: où s’arrête le gros bon sens?

Photo Getty
 

Curieux, mais j’ai l’impression que le code vestimentaire au golf est un sujet aussi délicat que le temps de jeu. En y regardant d’un peu plus près cependant, on s’aperçoit que le golf professionnel ne fait rien pour aider ni l’un ni l’autre.

 

Michel Lacroix | MonGolf.ca

Collaboration spéciale

 

Comment exiger, en effet, de quatre golfeurs amateurs qu’ils disputent une ronde de 18 trous en quatre heures et des poussières quand on voit trois professionnels aisément dépasser les cinq heures de jeu, et souvent plus, pour boucler leur parcours ? Peut-on insister auprès des pros afin qu’ils prêchent par l’exemple ?

 

La même logique peut s’appliquer au code vestimentaire. Longtemps obligés d’avoir une tenue très stricte, on commence à libéraliser le tout sur les circuits professionnels. Enfin, diront plusieurs !

 

Interminable temps de réaction

Depuis la saison 2019, les joueurs du PGA Tour sont autorisés à porter le bermuda lors des rondes d’entraînement et lors des tournois pro-am. La même règle est entrée en vigueur l’an passé sur le Circuit Européen.

 

Il a fallu qu’un cadet s’effondre à cause de la chaleur, lors de l’Omnium Western de 1999, pour qu’on autorise les cadets à porter le bermuda.

 

Bref, s’il est un domaine où on a reproché au golf son ultraconservatisme, c’est bien dans cet aspect de la pratique.

 

On a noté toutefois sur le circuit de la LPGA qu’on a mis un frein à ce vent de libéralisme lorsqu’on a rappelé les golfeuses à l’ordre en 2017. Certaines des tenues étaient de l’avis de plusieurs, déplacées ou inadéquates. Cela a soulevé un tollé chez les joueuses. On en est venu à un consensus pour tenter d’allier « l’allure sportive » et les vêtements dits « tendance ».

 

Un exemple parmi tant d’autres

Alors, où se situe le golf de tous les jours dans ce domaine, et ce, tant chez les femmes que chez les hommes ?

 

Les règles sont aussi variées que le nombre de parcours. Pour le meilleur et pour le pire. Avec ou sans collet, col cheminée ou conventionnel, longueur standard du short et de la jupe, bas trois-quarts obligatoires, polos trop courts chez les dames, vêtements trop serrés, camisoles permises ou non, casquettes portées à l’endroit ou à l’envers, polos dans les pantalons et bermudas ou non, sandales ou souliers... Ça ne finit plus !

 

Un pantalon à la « John Daly » est-il plus tolérable qu’un pantalon cargo ?

Une bonne note : un changement très important a bouleversé ce secteur de l’industrie à savoir les progrès accomplis dans le domaine de la recherche et l’utilisation de nouveaux tissus. Il s’agit là d’une nette amélioration plus que bénéfique pour l’ensemble des consommateurs.

 

Alors que faire ?

Si la loi du simple bon sens se veut la mesure, encore faut-il s’entendre sur les limites que prétendront ne pas franchir les uns et les autres. Styles, couleurs et tendances peuvent être interprétés de mille et une façons.

 

Rappelons-nous toutefois qu’un minimum de décorum n’a jamais fait de tort ni de mal à qui que ce soit.

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