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Blogue Mario Brisebois | Cobick: Koepka, un exemple pour la jeunesse

Mary-Lee Cobick
 

En fouillant dans mes notes concernant le Championnat de la PGA, j’ai trouvé une conversation que j’ai eue le plaisir d’avoir avec Mary-Lee Cobick. Elle me parlait du plus célèbre junior à qui son club a ouvert ses portes avant qu’il ne devienne l’étoile de l’heure sur la scène du golf professionnel.

 

Mario Brisebois | MonGolf.ca

Collaboration spéciale

 

Ce junior d’hier, vous le connaissez très bien. Il lui a fallu à peine quelques années pour faire les manchettes. Sa victoire lors du Championnat de la PGA, en mai, s’avérait être sa quatrième à ses huit derniers tournois du grand chelem. Ce fut presque son cinquième, si on ajoute à sa fiche sa deuxième place au Tournoi des Maîtres, en avril. Son nom est... Brooks Koepka !

 

Mary-Lee, qui est une Abitibienne d’Amos, menant elle aussi une belle carrière à titre d’enseignante et d’entraîneure de golf, est une personne ressource de premier ordre. Elle a eu le privilège d’être témoin de l’ascension d’un nouveau numéro un mondial, puisqu’elle l’a vu «grandir» depuis l’enfance en tant que directrice des opérations au club de golf Okeeleelee, à West Palm Beach. C’est à cet établissement que, justement, Koepka a appris son golf et où il retourne encore, malgré le fait qu’il soit devenu célèbre à la suite d’autant de succès.

Tout sauf un naturel...

Étant donné que les jeunes en apprennent beaucoup en tentant d’imiter leurs modèles, le parcours suivi par Brooks Koepka risque de les étonner et les captiver.

 

« Dis donc Mary-Lee, toi qui a vu et suivi Brooks depuis ses débuts, comment était-il lorsqu’il était jeune ? », avais-je demandé à celle-ci, puisqu’elle était bien placée pour le savoir, elle qui est également la présidente de la « Junior Golf Foundation of America ».  

 

La première partie de sa réponse va vous surprendre : « Entre les âges de 6 et 13 ans, Brooks a été entraîné par notre professionnel, Bobby Brown. Il n’était pas le plus talentueux. Nous conservons les résultats des tournois juniors dans nos archives et nous pouvons voir qu’il était rarement le gagnant », se rappelle Mary-Lee.

... mais un travailleur infatigable

Bref, le golfeur de 29 ans, n’est surtout pas ce qu’on appelle un « naturel ».

 

« Brooks était, et de loin, le plus grand travailleur parmi les jeunes de son âge, insiste Mary-Lee. Il passait ses journées entières au club à améliorer son jeu, plus spécifiquement son « putting ». Il jouait 27 ou 36 trous quotidiennement. À cette époque, le club (Okeeleelee, un très beau terrain municipal) n’offrait pas de forfaits pour frapper des balles au terrain d’exercice. Cette dépense s’ajoutait à la facture et Brooks n’avait pas les moyens de s’acheter un panier. Il passait donc son temps autour du vert d’entraînement. Chaque fois que je regardais par la fenêtre de la boutique, il était là. Je n’en revenais pas. »

 

Ne provenant pas d’un club privé, Brooks Koepka a démontré jusqu’où peut mener la volonté de réussir. Les jeunes golfeuses et golfeurs peuvent le prendre en exemple.

 

Ce que Mary-Lee Cobick raconte au sujet de Brooks mérite d’être épinglé au babillard dans tous les établissements de golf.

 

S’il y a une personne qui peut reconnaître ce qu’est un parcours atypique vers le succès, c’est bien Mary-Lee Cobick. Issue de l’Oiselet, un parcours de neuf trous ayant longtemps appartenu à son père, Joe, elle a été élue, il y a deux ans, au titre de professionnelle de club par excellence de la LPGA.

 

Parlant des juniors, passez d’excellentes vacances et sortez vos parents jouer au golf !

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