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Blogue Daniel Caza | L’année du « pot »

 

Le Canada est devenu le premier pays membre du G7 à légaliser le « pot » à usage récréatif. Doit-on permettre la consommation du cannabis sur les parcours de golf ? La politique des clubs à cet égard peut différer d’un endroit à l’autre. Voici comment s’y retrouver.

 

Daniel Caza | MonGolf.ca

Rédacteur en chef

 

Compte tenu des températures qu’on a connues depuis le 17 octobre 2018, date d’entrée en vigueur de la nouvelle loi fédérale, il y a peut-être eu plus de joueurs gelés par le mauvais temps que de gens « gelés » par une autre substance sur nos terrains de golf du Québec. Non mais fallait-il être passionné de cette activité pour oser braver le froid, le temps incertain et les conditions détrempées deux jours sur trois ?

 

Tolérance zéro

Sérieusement, avec le retour du beau temps – parce qu’on va finir par avoir un été – on aura sans doute un meilleur portrait des effets qu’aura la légalisation du cannabis sur l’industrie du golf.

 

Sur le plan des compétitions orchestrées par Golf Québec et Golf Canada, le message est clair : c’est tolérance zéro !

 

Lors de la participation à une activité de golf junior ou amateur, peut-on lire sur le site de Golf Québec, « la consommation ou la possession d’alcool, de drogues, de cannabis, de produits de tabac, de substances illégales et le vapotage sur le parcours de compétition ou sur toute aire de pratique désignée est interdite. »

 

Il sera permis, cependant, de faire l’usage de médicaments sous ordonnance, « dans la mesure où le participant est apte à participer à l’activité et que l’usage dudit médicament respecte les règles de l’antidopage applicables. »

 

« On ne peut pas contrôler ce que les gens font avant et après leur partie, mais pendant qu’ils sont sur le terrain, la règle est claire », indique Jean-Pierre Beaulieu, directeur général de Golf Québec.

 

Une politique semblable est appliquée dans les clubs privés du géant ClubLink, qui dispose d’une cinquantaine de propriétés, de même que dans la douzaine de clubs parmi les plus prestigieux des régions de Montréal et Québec.

 

Ailleurs, du cas par cas

Dans les clubs considérés comme semi-privés, on se prépare à gérer la consommation de cannabis, comme on le fait dans le cas de l’alcool. Même chose dans les clubs publics. On y fera du cas par cas et on gèrera une situation à la fois.

 

De ce côté, il n’y a pas grand-chose à ajouter, sauf que les fumeurs devront se conformer aux règlements municipaux, de même qu’à la loi qui interdit de fumer dans un rayon de neuf mètres d’une porte, d’une prise d’air ou d’une fenêtre.  

Selon les opérateurs d’établissements de golf consultés, la situation n’aurait apparemment rien d’alarmant. Ce qui parait peut-être plus inquiétant, c’est que les deux industries ciblent sensiblement le même marché, soit celui des 15 à 44 ans.

 

En contrepartie, la clientèle féminine et celle des hommes de 55 ans et plus sont nettement moins friandes du «pot» que de la réussite de leurs « putts ». Elles sont fidèles à l’industrie du golf et ont compris qu’il est toujours mieux d’être du bon côté du gazon que de le fumer.

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