Équipement 2019 | Conseils: sachez choisir vos cocheurs

Phil Mickelson est reconnu comme un as du 60 degrés.
 

L’ajustement sur mesure est un phénomène de plus en plus populaire lorsque vient le temps de renouveler son équipement de golf. Malheureusement, une fois que vous avez trouvé le bois de départ et les fers qui conviennent le mieux à votre élan, très peu d’entre vous mettront les efforts requis pour choisir vos cocheurs. Voici donc ce que vous devez savoir pour vous assurer de dénicher la combinaison qui conviendra parfaitement à votre jeu.

 

Jean-Sébastien Légaré | MonGolf.ca

Collaboration spéciale

 

La grande majorité des coups que vous allez effectuer avec vos cocheurs ne nécessitent pas un élan complet, spécialement pour les cocheurs de sable et de lob.

 

Voilà pourquoi la maniabilité d’un cocheur est très importante. Pour cet aspect on fera donc référence à deux éléments:

-le degré de rebondissement;

-le modèle de semelle.

 

Avant de parler de maniabilité, il faut tout même s’assurer de couvrir le plus possible de distance avec ses cocheurs, c’est-à-dire, avoir un intervalle qui est constant entre chaque bâton.

 

Combien de cocheurs devriez-vous avoir dans votre sac? Trois ou quatre? La question est importante, car cela influence évidemment la composition de votre ensemble de bâtons de golf, spécialement avec les fers longs, hybrides et bois d’allée.

 

On vous rappelle que vous pouvez transporter un maximum de 14 bâtons dans votre sac, donc plus vous avez de cocheurs et moins il reste de places pour vos autres bâtons.

 

Le rôle de chaque cocheur

Votre premier point de repère est l’angle d’ouverture de votre cocheur d’allée communément appelé pitching wedge. Règle générale, votre bâton suivant doit avoir une ouverture se situant entre 3 et 5 degrés de plus que votre cocheur d’allée.

 

Ce bâton est un cocheur intermédiaire. Il devrait vous permettre de couvrir une distance d’environ 10 à 12 verges de moins que votre cocheur d’allée.

 

Le type de semelle de ce bâton est plus standard et les choix sont moins variés puisque son utilisation demande moins de maniabilité directement autour des verts.

 

Par la suite, on s’attaque au cocheur de sable, communément appelé sand wedge. C’est là que vos préférences entrent en jeu. Si vous utilisez majoritairement ce cocheur autour des verts, vous devrez alors opter pour une semelle qui s’adapte à tous les types de coups et qui vous permettra d’être imaginatif.

 

Si, au contraire, vous employez davantage un cocheur de lob de 58 degrés ou plus pour effectuer vos coups autour des verts, votre cocheur de sable peut avoir une semelle un peu plus standard.

 

Fiez-vous à vos mottes, elles sont votre meilleur indicateur

Une fois que vous comprenez le rôle de chacun de vos cocheurs, il est temps de déterminer quel sera le degré de rebondissement dont vous aurez besoin.

 

Mais ça mange quoi, en hiver ça?

 

Par définition, le degré de rebondissement est l’angle formé par la semelle de votre cocheur et le sol lorsque votre bâton est au repos.

 

Règle générale, cet angle varie entre 4 et 14 degrés. Plus le degré est élevé et plus la semelle agira comme une cuillère et voudra rebondir lors du contact au sol. À l’inverse, plus le degré de rebondissement est bas et plus la semelle agira comme un couteau et aura tendance à creuser dans le sol ou dans le sable.

 

Rappelez-vous que la semelle de votre cocheur et la façon dont vous attaquez la balle sont étroitement liées.

 

Comment sont vos mottes lors d’un coup à 75 verges et moins ? Produisez-vous un divot qui est relativement long et creux ? Si vous êtes habitué de replacer une bonne galette, la réponse est que votre attaque à la balle est alors à la verticale. Mais si, au contraire, le surintendant du parcours vous aime bien parce que vous ne laissez aucune trace après avoir effectué un coup d’approche, votre attaque à la balle est davantage à l’horizontale.

 

Conditions et style de parcours

Voici d’autres questions que vous pouvez vous poser avant de sélectionner vos cocheurs et c’est en lien avec les conditions des parcours où vous êtes habitués de jouer.

 

Comment sont les allées et les fosses de sable en bordure des verts?

Est-ce qu’il y a beaucoup de sable dans les fosses ?

Est-ce que les allées sont fermes ou plutôt tendres ?

 

Sans être un aspect primordial à considérer, il faut quand même tenir compte qu’un parcours qui possède des conditions fermes aura tendances, évidemment, à faire rebondir plus facilement la tête de vos cocheurs au moment où ceux-ci font contact avec le sol.

 

Dans cet exemple, un degré de rebondissement plus bas peut vous aider à obtenir plus de succès. L’inverse est tout aussi vrai. Par exemple, plus il y a de sable dans les fosses et plus la tête de votre cocheur aura tendance à s’enfoncer et à creuser.

 

Cette fois, un degré de rebondissement élevé permet de contrer cet effet.

 

Un choix en fonction des verts

Toujours en lien avec les parcours de golf où vous êtes habitués de jouer, la grandeur des verts peut être un élément à considérer. Si vous jouez sur des petits verts où des verts avec beaucoup d’ondulations, un angle d’ouverture plus élevé vous sera favorable.

 

À ce propos, vous devriez sérieusement considérer ajouter un cocheur de 60 degrés à votre sac. Ça fait de petits miracles lorsque la technique est à point.

 

Ainsi, la prochaine fois que vous irez au terrain d’exercice pour essayer les nouveaux bois de départ, pensez aux bâtons que vous utilisez le plus sur le parcours après votre fer droit... vos cocheurs !

 

Comme vous pouvez le constater, ils exigent une attention particulière.

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